Les techniques ostéopathiques

Les techniques ostéopathiques visent à harmoniser le corps pour que le patient puisse trouver son équilibre, s’ajuster à son milieu et exprimer sa vitalité.

Les différentes techniques ont le même objectif mais empruntent des chemins différents. Elles ont toutes leurs spécificités et s’adaptent en fonction des tissues et des présentations. L’ostéopathe choisira ses techniques en fonction des besoins du patient, de sa morphologie et de son âge. Les techniques sont toujours réalisées en douceur, en restant dans les limites physiologiques des tissus engagés.

 Les principales techniques  ostéopathiques sont les suivantes :

Les techniques dites structurelles

Ces techniques sont essentiellement des mobilisations et des manipulations. Les mobilisations se caractérisent par leur grande amplitude de mouvement et leur faible vitesse d’exécution.

Alors que les manipulations sont de très petite amplitude et effectuées très rapidement. Ces dernières peuvent produire un  bruit  dû à la décoaptation (1) de l’articulation. Le craquement ne rend pas compte de la réussite de la technique. Le Dr Andrew Taylor Still le dit lui-même :  « Le craquement n’est pas un critère auquel se fier. Les os  ne craquent pas toujours quand ils se remettent en place, pas plus que le craquement ne signifie qu’ils sont correctement ajustés » (2).

Sur le plan technique, les deux peuvent êtres réalisés soit en s’opposant au sens de restriction de la mobilité (on parle alors de techniques directes) soit en accompagnant le sens du plus grand mouvement (on parle alors de techniques indirectes).

La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, mais présente néanmoins la quasi-totalité des techniques employées :

« Il serait vain et futile d’imposer des techniques, et de robotiser les traitements, car nous sommes tous uniques et acteurs de notre guérison »

  • Techniques à haute vélocité et faible amplitude
  • Techniques à faible vélocité et grande amplitude
  • Techniques d’oscillation
  • Techniques de mise en tension tissulaire
  • Techniques d’équilibration des tensions tissulaires
  • Techniques d’énergie musculaire
  • Techniques d’écoute des mouvements involontaires

L’objectif de ces techniques est de redonner une amplitude de mouvement correcte à l’articulation. L’ostéopathe devra compléter son travail pour stabiliser le repositionnement.

Les techniques structurelles doivent être indolore du début à la fin de leur mise en place. Si le patient est  en phase aigue, d’autres techniques seront plus adaptées.

Les techniques fonctionnelles

Ces techniques sont spécialement adaptées pour le traitement des fascias et des viscères. Ce sont des techniques douces et plus ou moins perceptibles en fonction des tissues engagées. Le succès de ces techniques résident dans le dialogue entre le corps du patient et les mains du thérapeute (qui sentent, voient et écoutent).

Le thérapeute sollicite le corps avec des micro mouvements et encourage la mobilité des tissus et des articulations qu’il obtient en réaction .

(Pour en savoir plus sur l’ostéopathie viscérale)

Les techniques crânio-sacrées

Le traitement crânio-sacré (occiput et sacrum) a été développé par Mr Sutherland dans les années 1920. Il est très utilisé pour les nourrissons dès la naissance.

L’ostéopathe par son sens du toucher est capable de sentir des mouvements spécifiques au niveau du crâne. Ce mouvement rythmique est appelé Mouvement Respiratoire Primaire (M.R.P.).

Les techniques Crânio-sacrée visent à corriger les différentes restrictions qui affectent notre système crânio-sacré, de sorte que les méninges ainsi que les os du cerveau retrouvent leur liberté de mouvement naturelle et, que le rythme soit restauré.

Ces techniques englobent tous les os du crâne, de la face, de la bouche et par un concept de membranes, jusqu’au sacrum. Par exemple, une chute sur le coccyx peut influencer des maux de tête et des migraines. Ce type de techniques implique une approche tres douce qui laisse le système crânio-sacré s’accorder harmonieusement.

(Pour en savoir plus)

Les conseils

Enfin, le « verbe » est un outil majeur pour l’ostéopathe. Il est essentiel de vous rendre acteur de votre guérison. Par sa douleur votre corps exprime un  inconfort  et une problématique auxquelle nous devons trouver des solutions.

Votre ostéopathe pourra vous conseiller concernant :

  • des exercices de renforcement musculaire,
  • des étirements (lien vers une vidéo en langue anglaise sur des étirements adaptées à l’ostéopathie)
  • l’hygiène de vie, puisque notre mode de vie moderne offre son cortège de maux, aux rangs desquels le stress occupe une place prépondérante. Des chocs émotionnels, des situations stressantes prolongées ou des conditions écologiques défavorables sont susceptibles de perturber la physiologie de l’organisme.

(1) Décoaptation : Perte de congruence articulaire : les deux surfaces articulaires ne sont plus en contact

(2) A. T. Still, Ostéopathie, Recherche et pratique, Editions Sully, 2001, p.42